QUELLE JOIE DE VIVRE

 

 

QUELLE JOIE DE VIVRE

 

Un film de RENÉ CLÉMENT

Avec Alain Delon, Barbara Lass, Gino Cervi

 

France /Italie, 1961, 1h53, Noir &Blanc

Visa : 24091

 

SORTIE LE 27 MAI 2020

VERSION RESTAURÉE 4K

 

SYNOPSIS:

Rome 1921. Ulysse (Alain Delon) et son ami Turidu (Giampiero Littera), libérés du service militaire, s’installent dans la capitale pour trouver un travail. Sans emploi, ils rallient les Chemises noires mussoliniennes, pour lesquelles ils doivent localiser une imprimerie de tracts antifascistes. Là, Ulysse y rencontre Franca (Barbara Lass), la fille de l’imprimeur. Pour la séduire, il se fait passer pour un légendaire terroriste anarchiste et se laisse prendre au jeu…

 

À PROPOS

Après avoir réalisé Plein soleil en 1960, René Clément travaille de nouveau avec les Italiens – pour la quatrième fois déjà, depuis Au-delà des grilles en 1948. Le cinéaste filme Alain Delon, son héros de Plein soleil : l’acteur vient de jouer pour Visconti dans Rocco et ses frères (1960) et poursuivra ensuite sa carrière italienne avec L’Éclipse d’Antonioni (1962) et Le Guépard de Visconti (1963).

René Clément s’entoure d’une équipe italienne et, reprenant les codes de la comédie bouffonne, il reconstitue habilement l’ambiance de l’époque, en la teintant d’une bonne humeur constante. Ce rire, toutefois, est au service d’une dénonciation et invite à la réflexion.

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, l’Italie, comme le reste de l’Europe, cherche à se reconstruire et à bâtir une société nouvelle. En 1922, avant que Mussolini n’accède au pouvoir, plusieurs partis politiques s’opposent, et si les anarchistes souhaitent une paix authentique, les fascistes, quant à eux, veulent une paix armée. Le film se situe ainsi à une période charnière de l’histoire italienne et montre comment un individu sans conviction peut passer d’un extrême à l’autre, par inconscience et par amour.

 

« Avec une légèreté non dénuée de gravité, [René Clément] réalise un film sur la liberté, l’oppression, l’engagement, et la bouffonnerie de certaines situations ne masque pas le caractère crucial du moment : cet été 1922, à la veille de la marche sur Rome. De fait, les fascistes ne sont pas seulement ridicules, ils sont surtout inquiétants, eux qui parient sur les attentats pour rétablir l’ordre et conduire le pays dans une voie sans issue. Ainsi la joie de vivre tourne court, les portes de la prison qui se referment enserrent autant les protagonistes du film que les spectateurs qui les regardent. Comme le dit Clément, pour être libre, « il faut du génie ou de l’héroïsme ». »

Jean A. Gili, Positif n°612, février 2012

 

 

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