Le professeur

 

 

Un film de VALERIO ZURLINI

Avec Alain Delon, Sonia Petrovna, Léa Massari, Alida Valli, Renato Salvatori, Giancarlo Giannini

 

Italie/France, 1972, 2h07, DCP

Visa : 39684

VERSION  INTÉGRALE INÉDITE

RESTAURATION 4K

SORTIE LE 12 JUIN

Daniel, un professeur de littérature remplaçant est nommé pour quelques mois dans un lycée de Rimini. Passionné de lettres mais peu soucieux des convenances de sa profession, il s’adonne à sa tâche sans grand entrain.
Il remarque vite Vanina, l’une de ses élèves, aussi fragile qu’attirante, et décèle en elle une blessure secrète.
Intrigué et séduit par la jeune femme, Daniel délaisse sa femme Monica, se précipitant sans le savoir vers un destin tragique…

 

« Un drame passionnel superbe et envoutant »

 

 

Dans ce film d’amour hanté par l’échec, Alain Delon tient l’un de ses plus beaux rôles. Dans un Rimini brumeux, il déambule, mal rasé et dissimule une douleur derrière un regard froid. Un descendant moderne de la famille du Guépard de Visconti : aristocrate déchu et désappointé, professeur sans illusions dans une société qu’il ne comprend plus.

 

Disperata

  UN FILM DE EDOARDO WINSPEARE

 

Avec Gustavo Caputo, Antonio Carluccio, Claudio Giangreco, Celeste Casciaro, Davide Riso

Italie, 2017, 1h50, DCP

 

SORTIE LE 24 AVRIL

MOSTRA DE  VENISE 2017

 

À Disperata, un village abandonné au fin fond des Pouilles dans le sud de l’Italie et dont le nom est déjà un triste présage, le maire, au tempérament mélancolique, ne se sent pas à la hauteur de son rôle. Il doit faire face à l’opposition pugnace d’affairistes qui voudraient bétonner le front de mer.

Seule sa passion pour la poésie et la littérature lui apporte du réconfort jusqu’à sa rencontre avec deux frères, minables malfrats, joyeux malandrins, qui à leur manière aideront le maire à se ressaisir.

« Disperata, le village où la tragédie ne peut que devenir comédie ! 

 

 

NOTES DU RÉALISATEUR

Disperata est l’histoire d’une amitié hors du commun entre deux petits délinquants et un homme attentionné, timide et dépassé par son travail de maire de la ville de Disperata.Cette relation insolite révèlera la renaissance de l’esprit communautaire du village.Le titre a en fait une double signification: politique et sociale.

Le mot « comune » est un nom qui désigne l’endroit où se réunit le gouvernementlocal de la petite ville Salentine de Disperata. Par ailleurs, « comune » est aussi un adjectif qui décrit la vie en commun partagée par une communauté où la ville devient le véritable protagoniste du film dans lequel les personnages principaux nous guident dans leurs tentatives maladroites de réaliser des projets «fondamentaux» ensemble.

J’ignore si je dois décrire ce film comme un drame au ton léger ou une comédie aux accents tragiques. Je préfère y voir une histoire racontée par des voix collectives où les personnages croient fermement, malheureusement parfois, en ce qu’ils font.

Disperata ne cherche pas à séduire le spectateur par des quolibets ou des gags, et jamais ce que l’on nomme « les perdants » n’est  tourné en dérision.Le film évite d’être malveillant ou critique et tente de plonger le spectateur dans un monde à la fois réel et féerique en racontant l’histoire d’un groupe de personnages qui, bien que fantaisistes, sont également crédibles comme habitants d’une petite ville du sud-est de l’Italie.

La ville de Disperata est située dans le fin fond de l’Italie, où la distance qui la sépare des centres de pouvoir crée des personnages originaux sans  «  fonction ».Les ambitions et les rêves des différents personnages partagés entre ceux qui désirent  devenir les chefs de gang de l’une des villes les plus pauvres des Pouilles, ceux qui souhaitent sensibiliser les détenus à la poésie, d’autres qui veulent devenir matons ou encore ceux qui attendent anxieusement un appel du pape pour construire désespérément un zoo, sont le reflet d’une vision de la vie où ces derniers ne sont pas les héros légendaires plébiscités par le monde entier.

A travers leur histoire, nous découvrons que ces rêveurs sont des prophètes qui annoncent quelque chose qui arrivera.Ce film c’est donc aussi l’histoire de prophètes tristes et négligés, envahis de craintes et de fragilité.

Le village de Disperata existe, il s’appelle « Depressa » et c’est la ville où j’ai grandi. Son nom est un présage, il parle de lui-même. L’air que vous respirez dans ce village, ressenti dans le film, est celui d’un lieu éloigné du monde, une sorte d’Amérique du Sud méditerranéenne qui ne manque ni de mérites ni des défauts d’une ville italienne : un sens profond de l’humanité, mais aussi une forte fragmentation politique, un manque d’esprit communautaire et une religiosité non critique.

Les sentiments qui accompagnent les personnages sont très chaleureux, voir tendres, empreints d’une ironie affectueuse. Il n’existe pas de héros anti-mafia ni d’escrocs méprisables, mais plutôt des hommes et des femmes pleins de contradictions.Le paradoxe de ce film provient du fait que la profanation du pouvoir politique et du pouvoir religieux n’est pas issu de la satire, mais de la redécouverte du caractère sacré du bien public et de la spiritualité.Bien que cette histoire décrive la manière dont la politique en Italie est souvent une compétition entre factions et comment chacun de nous est déchiré par des préjugés idéologiques et sociaux, le ton n’est pas amer – si je puis dire, c’est poétique, la vie de ces personnages rêveurs est la poésie elle-même.

Nous sommes La vita in comune(La vie en commun),des gens misérables et généreux, lorsque nous décidons de faire partie d’une communauté, essayant peut-être même de rêver…

Edoardo Winspeare

 

 FILMOGRAPHIE

 Edoardo Winspeare est né le 14 septembre 1965.

Depuis 1987, il travaille dans le cinéma, d’abord comme étudiant à la Hochschule für Film und Fernsehende Munich (école de Wenders, Edel, Reitz, Kaurismaki, Emmerich, Petersen et Henkel von Donnersmark), puis comme réalisateur de films et documentaires, courts métrages, clips vidéo et publicité.

En 1995, Pizzicataest présenté au Festival du film de Berlin. Il rencontre un grand succès à l’étranger, notamment en France et aux États-Unis, ainsi que dans les 26 pays où il est distribué.

En 2000,Live Blood (Sangue Vivo)est lauréat du Festival du film de Saint-Sébastien(Nuevos Directores), reçoit 4 Grolle d’oro, et il s’agit surtout du premier film italien présenté au Festival de Sundance.

En 2002, Il Miracolo (Le miracle) est sélectionné au Festival international du film de Venise.

En 2007, Galantuomini est montré au Festival du film de Rome.

En 2009, le documentaire Sotto il Celio Azzurroest présenté au Festival du film de Rome.

En 2014, Quiet Bliss (In Grazia di Dio) est sélectionné au Festival du film de Berlin. Il rencontre un grand succès en Italie et à l’étranger.

 

Via Margutta

UN FILM DE MARIO CAMERINI

Avec Antonella Lualdi, Gérard Blain , Franco Fabrizi

Italie, 1960, 1h45, DCP

Visa : 24999

SORTIE PROCHAINEMENT

VERSION RESTAURÉÉ 4K

 

Portraits de femmes vivant dans la rue Margutta, à Rome, abritant de nombreux artistes affranchis de toute morale. L’une veut rester une éternelle enfant, une autre plus vieille épouse un bellâtre bon à rien, une troisième se sacrifie à un homme odieux, une dernière tente de sauver son mari du suicide…

 

4 mouches de velours gris

Un film de Dario Argento

Avec Michael Brandon, Mimsy Farmer, Jean-Pierre Marielle

Italie, 1973, 1h50, DCP

Visa : 38683

Version restaurée

SORTIE LE 3 JUILLET

 

Le musicien Roberto Tobias (Michael Brandon), un batteur officiant dans un groupe rock, est harcelé par un homme mystérieux qui ne cesse de le suivre. Décidant un soir de le prendre en chasse, Roberto réussit à le rejoindre mais au cours de la dispute qui s’ensuit, il le tue accidentellement… Le tout sous l’objectif d’un appareil photo tenu par un second inconnu, quant à lui masqué…

 

« L’un des films les plus beaux et les plus rares de la première partie de la carrière de Dario Argento. »

Olivier Père

Ténèbres

Un film de Dario Argento

Avec John Saxon, Anthony Franciosa, Daria Nicolodi

Italie, 1982, 1h50, DCP

Visa : 56814

Version restaurée

SORTIE LE 3 JUILLET

 

Un célèbre écrivain, Peter Neal, auteur de romans policiers, est invité à Rome à l’occasion de la sortie de son best-seller, « Ténèbres ». C’est alors qu’une série de meurtres est commise dans l’entourage de l’écrivain. Il décide alors, avec sa secrétaire Anna, de mener sa propre enquête.

 

« L’hyper-réalisme de Ténèbres, sa lumière inspirée par les séries télévisées américaines des années 80 ne font qu’accentuer la cruauté, la froideur et la violence du film. »

Olivier Père

Rétrospective Lucio Fulci Le poète du macabre

 

RÉTROSPECTIVE LUCIO FULCI EN 4 FILMS : LE POÈTE DU MACABRE

Version restaurée

SORTIE LE 17 JUILLET

 

Perversion Story (Una Sull’altra) – 1969 – France, Italie, Espagne – 1h37 -Visa : 35368

Avec Jean Sorel, John Ireland, Elsa Martinelli

A San Francisco, un médecin dont la femme est morte après une longue maladie remarque dans un cabaret une strip-teaseuse qui lui ressemble étrangement.

 

Le venin de la peur (Una lucertola con la pelle di donna) – 1971 – Italie – 1h40 – Visa : 38271

Avec Florinda Bolkan, Stanley Baker, Jean Sorel

Carol Hammond (Florinda Bolkan), fille d’un célèbre avocat, est la victime d’hallucinations étranges où elle imagine des orgies sexuelles sous LSD organisées par sa voisine, la belle Julia Durer (Anita Strindberg), une actrice à la vie sulfureuse et débridée. A la mort de cette dernière dans des conditions mystérieuses, Carole voit son monde s’écrouler et les mains de la police se refermer sur elle. Arrivera-t-elle à contenir sa folie et ses désirs sexuels insatisfaits ?

 

La longue nuit de l’exorcisme ( Non si sevizia un paperino) – 1972 – Italie – 1h42 – Visa : 45402

Avec Tomás Milián, Barbara Bouchet, Florinda Bolkan

Début des années 70, dans le sud de l’Italie, un petit village de montagne est plongé dans la terreur : de jeunes garçons se font mystérieusement assassiner et la police semble avoir du mal à identifier le meurtrier. Les pistes sont nombreuses, mais aucune ne semble réellement aboutir. La tension monte au sein de cette petite communauté et les habitants commencent à désigner des coupables. Pendant ce temps, les crimes odieux continuent.

 

L’EMMURÉE VIVANTE (Sette note in nero) – 1977 – Italie – 1h35 – Visa : 49149

Avec Jennifer O’Neill, Gabriele Ferzetti, Marc Porel

Virginia Ducci a des prémonitions. Elle sait que l’un des murs de la maison de son défunt mari abrite un cadavre. Avec l’aide d’un spécialiste en paranormal, elle explore la bâtisse en ruines et ne tarde pas à découvrir un squelette. Mettre au jour ce terrible secret va s’avérer un geste funeste pour Virginia.

 

Perversion story

 

Le Venin de la peur

 

La longue nuit de l’exorcisme

 

L’emmurée vivante

 

D’abord étudiant en médecine, Fulci bifurque vers le cinéma en entrant au Centre Expérimental de Cinéma de Rome où il a comme enseignants Antonioni ou Visconti. Il sort diplômé la même année que Nanni Loy, Maselli et Bolognini et débute dans le métier comme assistant réalisateur avant d’œuvrer comme scénariste. Il écrit beaucoup de comédies, collaborant notamment avec Bolognini, Monicelli, Stephano Vanzina et surtout Steno avec qui il travaille sur plus d’une quinzaine de films. Il écrit régulièrement pour Sordi (Un Americano a Roma) et Toto qui interprète le rôle principal de son premier long en tant que réalisateur, I Ladri, en 1959.

Devenu cinéaste, Fulci aborde durant les années 60 tous les genres populaires : comédies (dont treize films avec Franco & Ciccio, duo slapstick préféré des italiens dans les 60’s), musicarelli, drame historique (Liens d’amour et de sang en 1969), aventure, western (l’excellent Temps du massacre en 1966)…

C’est en passant au polar mâtiné de giallo (Perversion Story en 1969, Le Venin de la peur en 1971, La Longue nuit de l’exorcisme en 1972) qu’il commence véritablement à installer son style. Il n’abandonne pas pour autant les autres genres et continue à signer dans les années 70 westerns (4 de l’apocalypse en 1975 où il retrouve Thomas Milian, Sella d’argento en 1978), comédies (Young Dracula et Obsédé malgré lui, satire politique qui manque de se faire interdire par le gouvernement italien) et films policiers (l’ultraviolent Guerre des gangs en 1980). Mais c’est dans l’horreur que Fulci va être reconnu. D’abord avec L’Enfer des zombies (1979), grand succès public, puis avec la trilogie FrayeursL’Au-delà et La Maison près du cimetière.

Fulci sort des radars au milieu des années 80 et se retrouve à signer des films à tout petits budgets qui prennent la forme de copies en mode mineur de ses réussites fantastiques (AenigmaManhattan Baby) ou qui se glissent dans le sillon de succès du box-office (Conquest, 2072 les mercenaires du futur). Une carrière en déclin mais qui recèle encore de beaux restes, pas forcément des films dans leur entier mais des éclats oniriques et morbides qui rappellent qu’il était « Le plus grand poète du macabre » selon les mots de Pierre Pattin.

DVD Classik

 

 

 

Rétrospective Hal Hartley The long Island Trilogy

RÉTROSPECTIVE HAL HARTLEY EN 3 FILMS

« THE LONG ISLAND TRILOGY »

Version restaurée 2K – Sortie Prochainement

 

–  The Unbelievable Truth (L’incroyable vérité) – 1989 – Visa : 81178J

Avec Adrienne Shelly, Gary Sauer, Robert John Burke

Josh Hutton, suite à un séjour en prison pour meurtre, retourne dans son village natal. Il rencontre Audry, toute jeune fille avec laquelle il sympathise. Elle lui propose de travailler pour son père qui tient un garage. Excellent mecanicien, il l’embauche, mais il voit d’un mauvais oeil Josh tomber peu a peu sous le charme de sa fille.

 

–   Trust Me (Trust)- 1990 – Visa : 79347

Avec Adrienne Shelly, Martin Donovan, Meritt Nelson

A travers les amours difficiles d’une adolescente rebelle  et d’un électronicien violent et cynique, Trust me se veut une comedie grincante sur l’Amérique profonde des classes moyennes.

 

–  Simple Men – 1992 – Visa : 80896 – Festival de Cannes 1992

Avec Robert John Burke, Bill Sage, Elina Löwensohn

Dennis et Bill McCabe sont deux frères totalement différents: si le premier est un étudiant timide, le second est un petit délinquant qui sort d’une relation compliquée ayant juré sa vengeance sur les femmes après que sa petite amie l’a quitté. Dennis propose à Bill de partir à la recherche de leur père, un révolutionnaire disparu une vingtaine d’années auparavant. C’est ainsi qu’ils font alors la rencontre de Kate et Elina et cette dernière semble pouvoir leur livrer des indices sur leur père

 

The Unbelievable Truth

Trust

Simple men

 

 

Hal Hartley  est un réalisateur américain dont la place et la trajectoire au sein du cinéma contemporain sont uniques.

Uniques par leur style, leur force et leur originalité. Uniques, car il aura marqué toute une génération de cinéphiles  durant les années 90 avant de s’engager dans une voie toujours plus indépendante et à contre-courant de son époque, au risque de disparaître du système. Aujourd’hui plus farouchement indépendant que jamais, Hartley  écrit, finance, réalise et distribue des œuvres toujours plus exigeantes et qui ne ressemblent à aucune autre.

Dans la ville blanche

Un film de Alain TANNER

Avec Bruno Ganz, Teresa Madruga, Julia Vonderlin

Suisse/Portugal, 1982, 1H48

Visa: 56952

VERSION RESTAURÉE 4K

PROCHAINEMENT

Cesar du meilleur film francophone

 

Un marin suisse, Paul, fait escale à Lisbonne. Dans un café, il remarque une horloge qui tourne à l’envers. La serveuse qu’il interroge affirme que c’est le monde qui tourne à l’envers. Séduit et intrigué par cette réponse singulière, Paul déserte son poste de mécanicien et s’installe dans un petit hôtel de la ville. Il commence alors un lent voyage en lui-même, armé de sa caméra super-huit. Il envoie à son épouse, Elisa, restée à Lausanne, en Suisse, des cassettes vidéo, où il lui raconte son errance dans la ville blanche et ses amours avec la serveuse..

 

 

« Dans la ville blanche, peut-être son plus beau film, porte à son paroxysme ce désir de fuite : un marin – Bruno Ganz – renonce à sa vie sociale et fait escale à Lisbonne pour une durée indéterminée. A mesure que le récit avance, le personnage va se délester de son identité et devenir un « homme sans qualité », « soumis à tout, ouvert, à l’écoute », un voyageur immobile qui laisse venir à lui tout le réel pour s’y perdre, pour s’y fondre. Sa femme à qui il envoie des nouvelles sous forme de films super 8 tournés à Lisbonne, constate, comme nous, sa métamorphose : le marin se minéralise, devient la pierre du vieux Lisbonne, le rythme d’un tramway, le vent qui souffle les rideaux de sa chambre d’hôtel. Si le film a tant marqué les spectateurs à l’époque, c’est qu’il fixait une pente sensible et sensuelle du cinéma de Tanner que les années post-68 avaient eu tendance à gommer. En effet, pour beaucoup, le réalisateur de La Salamandre et de Jonas qui aura 25 ans en l’an 2000 était le dépositaire doux-amer des utopies de 1968, le style Tanner s’affirmant dans un mélange de légèreté et de gravité autour des grands thèmes de ces années politiques : le travail, le pouvoir, les relations hommes/femmes. Or, cette perception « générationnelle » de son cinéma, outre qu’elle oublie la dimension légèrement désespérée que Tanner a toujours entretenue avec la scène militante des années soixante, passe à côté de l’essentiel : il est avant tout, et dès ses débuts, un cinéaste de la matière et du désir, non des discours et des idées. Le marin mutique de Lisbonne est proche de Charles Dée ou de Rosemonde, magnifique Bulle Ogier dans La Salamandre. Le dernier plan du film qui la montre dans la rue en train de marcher, sourire aux lèvres, annonce les errances de Bruno Ganz : logique de la sensation, de la liberté conquise, ligne esthétique et politique de tout le cinéma de Tanner. »

Frédéric Bas

Les chemins de la haute ville

 

ROOM AT THE TOP

Un film de Jack Clayton

Avec Laurence Harvey, Simone Signoret, Heather Sears

Angleterre, 1959, 1H53,

Visa: 22179

 

VERSION RESTAURÉE 

PROCHAINEMENT

 

Festival de Cannes 1959 : Prix d’interprétation du Festival de Cannes

Oscar de la meilleure actrice : Simone Signoret 1960

Meilleur Film et Meilleur Actrice : Bafta Awards 1959

 

Un fils d’ouvrier, voulant reussir socialement, seduit la fille d’un riche industriel anglais et delaisse la femme qu’il aime.

 

Rétrospective Dario Argento en 5 films

VERSION RESTAURÉE 

SORTIE LE 27 JUIN – Rétrospective Dario Argento

TOUS LES FILMS DE LA RETROSPECTIVE SONT INTERDITS AUX MOINS DE 12 ANS

 

Fascinant réalisateur italien depuis un demi-siècle, Dario Argento est le maître emblématique et incontesté du Giallo, thriller à l’esthétique baroque et expressionniste, où la peur évolue vers le fantastique et l’horreur.

Magicien de la pure sensation, Dario Argento transcende le film de genre en lardant ses oeuvres de références esthétiques, psychanalytiques, érotiques et fétichistes.

Ses fans à travers le monde savent que l’on ne sort pas indemne de la vision de ses oeuvres, embarqués par la singularité de ses images et de sa bande son, hard-rock ou techno-hypnotique s’il le faut, au delà de la frontière entre le réel et le fantastique, projeté dans le surnaturel.

La sortie de cinq films emblématiques de son univers nous plonge dans la quête éperdue d’une vérité toujours impossible à cerner, dans cette « inquiétante étrangeté » chère à ses maîtres, Freud et Hitchcock.

 

L’OISEAU AU PLUMAGE DE CRISTAL

 Italie, 1970, 1h32 – Visa 37143

Avec Tony Musante, Suzy Kendall, Enrico Maria Salerno, Eva Renzi

Sam Dalmas, un écrivain américain de passage à Rome assiste à l’agression d’une jeune femme. Déclaré témoin oculaire par la police, Dalmas décide d’effectuer ses propres recherches.

« Alors qu’il vient de co-écrire avec Bernardo Bertolucci l’histoire de Il était une fois dans l’ouestde Sergio Leone, le jeune Dario Argento signe son premier film. Coup de tonnerre dans le ciel du thriller transalpin et acte de naissance fracassant de l’un des futurs maitres du cinéma de la peur, L’oiseau au plumage de cristalpopularise un genre, le giallo, né en 1924 sous la forme de romans de gare et dont Mario Bava avec La fille qui en savait trop et Six femmes pour l’assassinen 1964, a forgé les codes cinématographiques. L’oiseauporte déjà toutes les traces du futur réalisateur de Suspiria dont un soin inégalable apporté à la beauté formelle. Mis en musique par Ennio Morricone , L’oiseau au plumage de cristalmarque également les débuts de Vittorio Storaro, le futur chef opérateur d’Apocalyspe Now et du Dernier tango à Paris. »Jean-Baptiste Thoret

 

LE CHAT À NEUF QUEUES

 Italie, 1971, 1h52 – Visa 37641

Avec James Franciscus, Karl Malden, Catherine Spaak

Le reporter Carlo Giordanni et Franco Arno, un ancien journaliste devenu aveugle, enquêtent sur le meurtre d’un membre de l’institut Terzi, spécialisé dans la recherche génétique et les prédispositions chromosomiques à la violence.

« Deuxième volet de sa trilogie animale débutée un an plus tôt avec L’oiseau au plumage de cristal,Dario Argento signe avec Le chat à neuf queuesune variation réjouissante autour des codes du giallo, en même temps qu’il rend hommage à l’horreur gothique italienne dans une fameuse séquence de cimetière brumeux. Autour d’une intrigue riche en énigmes et en chausse-trappes, Argento affûte son style. Tourné en cinemascope et doté d’un casting international (James Franciscus, sorti des Évadés de la planète des singes, et Karl MaLden, vedette cathodique des Rues de San Franciscoet second couteau deja confirmé du cinéma hollywoodien), le deuxième film d’Argento fait enfin de la famille et de la filiation, l’origine de tous les maux et des pathologies criminelles. »Jean-Baptiste Thoret

 

SUSPIRIA

Italie, 1977, 1h35 – Visa 47387

Avec  Jessica Harper, Stefania Casini, Flavio Bucci

Une jeune ballerine américaine arrive dans la prestigieuse académie de dans de Fribourg afin d’y parfaire sa technique. A peine arrivée, l’atmosphère du lieu, étrange et inquiétante, surprend la jeune fille. Et c’est là qu’une jeune élève est spectaculairement assassinée…

« Dario Argento réalise sa version gore et sous acide de Blanche-Neige et les sept nains, soit un conte sanglant aux éclairages surréalistes et aux scènes de violence paroxystiques, proches du Grand-Guignol et de la transe vaudou. Suspiriademeure une des expériences cinématographiques qui s’apparentent le plus à un cauchemar, en raison de la rupture volontaire du cinéaste avec la logique narrative et l’agressivité inouïe de ses images, et ressemble davantage à un opéra rock psychédélique qu’à un film d’horreur traditionnel. Chez Argento, cinéaste de la surface, la profondeur (psychologique ou visuelle) n’existe pas. »Olivier Père

 

 PHENOMENA

Italie, 1984, 1h49 – Visa 60170

Avec Jennifer Connelly, Donald Pleasence, Daria Nicolodi

Jennifer Corvino se rend en Suisse afin de poursuivre ses études au sein d’un établissement scolaire privé. Un soir, lors d’une crise de somnanbulisme, la jeune fille assiste au meurtre d’une étudiante.

« Phenomena marque un tournant dans la carrière du cinéaste italien, qui puise comme à son habitude dans le cinéma expressionniste et les productions de Val Lewton (une scène entière est calquée sur l’introduction de La Malédiction des hommes-chats), mais délaisse les outrances baroques et sanglantes de Suspiria ou Ténèbres et oriente son film du côté de Lewis Carroll et du conte de fées. Sa frêle héroïne, qui possède la beauté lunaire de Jennifer Connelly (découverte par Argento dans le film de son ami Sergio Leone Il était une fois en Amérique), traverse en somnambule un univers terrifiant peuplé d’humains monstrueux et d’animaux bienveillants. Argento compose avec les éléments naturels (l’eau, le vent, la nuit, la forêt) un fascinant jeu de piste onirique, traversé de pièges, d’énigmes visuelles et d’instants magiques. » Olivier Père

 

 OPÉRA

Italie, 1987, 1h47, Inédit au cinéma

Avec Cristina Marsillach, Ian Charleson, Urbano Bareberini, Daria  Nicolodi

Suite à l’accident de la cantatrice principale, une jeune chanteuse lyrique, Betty, est choisie pour interpréter le rôle de Lady Macbeth dans l’opéra de Verdi, œuvre ayant la réputation de porter malheur. Commence une série de meurtres dans l’entourage de la jeune femme qui se voit poursuivie par un mystérieux fan possessif.

« Inédit au cinéma, le film est sorti à l époque dans une copie tronquée en VHS en France. DansOpéra,  l’un des chefs d’œuvres oublié de Dario Argento,  le réalisateur fait preuve d’une incroyable virtuosité dans sa mise en scène et d’un sadisme sans retenue lors des nombreuses scènes de meurtres qui parsèment le film.Ponctué par les envolées lyriques de la musique de Claudio Simonetti (Goblins), photographié par Ronnie Taylor (Gandhi) et scénarisé par Franco Ferini (Il était une fois en Amérique), Opéra est une œuvre maudite et puissante, maltraitée par ses producteurs, qu’il est enfin possible de découvrir au cinéma en version intégrale restaurée, validée par le Maestro. »