Via Margutta

UN FILM DE MARIO CAMERINI

Avec Antonella Lualdi, Gérard Blain , Franco Fabrizi

Italie, 1960, 1h45, DCP

Visa : 24999

SORTIE PROCHAINEMENT

VERSION RESTAURÉÉ 4K

 

Portraits de femmes vivant dans la rue Margutta, à Rome, abritant de nombreux artistes affranchis de toute morale. L’une veut rester une éternelle enfant, une autre plus vieille épouse un bellâtre bon à rien, une troisième se sacrifie à un homme odieux, une dernière tente de sauver son mari du suicide…

 

4 mouches de velours gris

Un film de Dario Argento

Avec Michael Brandon, Mimsy Farmer, Jean-Pierre Marielle

Italie, 1973, 1h50, DCP

Visa : 38683

Version restaurée

Sortie Prochainement

 

Le musicien Roberto Tobias (Michael Brandon), un batteur officiant dans un groupe rock, est harcelé par un homme mystérieux qui ne cesse de le suivre. Décidant un soir de le prendre en chasse, Roberto réussit à le rejoindre mais au cours de la dispute qui s’ensuit, il le tue accidentellement… Le tout sous l’objectif d’un appareil photo tenu par un second inconnu, quant à lui masqué…

 

« L’un des films les plus beaux et les plus rares de la première partie de la carrière de Dario Argento. »

Olivier Père

Ténèbres

Un film de Dario Argento

Avec John Saxon, Anthony Franciosa, Daria Nicolodi

Italie, 1982, 1h50, DCP

Visa : 56814

Version restaurée

Sortie Prochainement

 

Un célèbre écrivain, Peter Neal, auteur de romans policiers, est invité à Rome à l’occasion de la sortie de son best-seller, « Ténèbres ». C’est alors qu’une série de meurtres est commise dans l’entourage de l’écrivain. Il décide alors, avec sa secrétaire Anna, de mener sa propre enquête.

 

« L’hyper-réalisme de Ténèbres, sa lumière inspirée par les séries télévisées américaines des années 80 ne font qu’accentuer la cruauté, la froideur et la violence du film. »

Olivier Père

Rétrospective Lucio Fulci Le poète du macabre

 

RÉTROSPECTIVE LUCIO FULCI EN 4 FILMS : LE POÈTE DU MACABRE

Version restaurée – Prochainement

 

Perversion Story (Una Sull’altra) – 1969 – France, Italie, Espagne – 1h37 -Visa : 35368

Avec Jean Sorel, John Ireland, Elsa Martinelli

A San Francisco, un médecin dont la femme est morte après une longue maladie remarque dans un cabaret une strip-teaseuse qui lui ressemble étrangement.

 

Le venin de la peur (Una lucertola con la pelle di donna) – 1971 – Italie – 1h40 – Visa : 38271

Avec Florinda Bolkan, Stanley Baker, Jean Sorel

Carol Hammond (Florinda Bolkan), fille d’un célèbre avocat, est la victime d’hallucinations étranges où elle imagine des orgies sexuelles sous LSD organisées par sa voisine, la belle Julia Durer (Anita Strindberg), une actrice à la vie sulfureuse et débridée. A la mort de cette dernière dans des conditions mystérieuses, Carole voit son monde s’écrouler et les mains de la police se refermer sur elle. Arrivera-t-elle à contenir sa folie et ses désirs sexuels insatisfaits ?

 

La longue nuit de l’exorcisme ( Non si sevizia un paperino) – 1972 – Italie – 1h42 – Visa : 45402

Avec Tomás Milián, Barbara Bouchet, Florinda Bolkan

Début des années 70, dans le sud de l’Italie, un petit village de montagne est plongé dans la terreur : de jeunes garçons se font mystérieusement assassiner et la police semble avoir du mal à identifier le meurtrier. Les pistes sont nombreuses, mais aucune ne semble réellement aboutir. La tension monte au sein de cette petite communauté et les habitants commencent à désigner des coupables. Pendant ce temps, les crimes odieux continuent.

 

L’EMMURÉE VIVANTE (Sette note in nero) – 1977 – Italie – 1h35 – Visa : 49149

Avec Jennifer O’Neill, Gabriele Ferzetti, Marc Porel

Virginia Ducci a des prémonitions. Elle sait que l’un des murs de la maison de son défunt mari abrite un cadavre. Avec l’aide d’un spécialiste en paranormal, elle explore la bâtisse en ruines et ne tarde pas à découvrir un squelette. Mettre au jour ce terrible secret va s’avérer un geste funeste pour Virginia.

 

Perversion story

 

Le Venin de la peur

 

La longue nuit de l’exorcisme

 

L’emmurée vivante

 

D’abord étudiant en médecine, Fulci bifurque vers le cinéma en entrant au Centre Expérimental de Cinéma de Rome où il a comme enseignants Antonioni ou Visconti. Il sort diplômé la même année que Nanni Loy, Maselli et Bolognini et débute dans le métier comme assistant réalisateur avant d’œuvrer comme scénariste. Il écrit beaucoup de comédies, collaborant notamment avec Bolognini, Monicelli, Stephano Vanzina et surtout Steno avec qui il travaille sur plus d’une quinzaine de films. Il écrit régulièrement pour Sordi (Un Americano a Roma) et Toto qui interprète le rôle principal de son premier long en tant que réalisateur, I Ladri, en 1959.

Devenu cinéaste, Fulci aborde durant les années 60 tous les genres populaires : comédies (dont treize films avec Franco & Ciccio, duo slapstick préféré des italiens dans les 60’s), musicarelli, drame historique (Liens d’amour et de sang en 1969), aventure, western (l’excellent Temps du massacre en 1966)…

C’est en passant au polar mâtiné de giallo (Perversion Story en 1969, Le Venin de la peur en 1971, La Longue nuit de l’exorcisme en 1972) qu’il commence véritablement à installer son style. Il n’abandonne pas pour autant les autres genres et continue à signer dans les années 70 westerns (4 de l’apocalypse en 1975 où il retrouve Thomas Milian, Sella d’argento en 1978), comédies (Young Dracula et Obsédé malgré lui, satire politique qui manque de se faire interdire par le gouvernement italien) et films policiers (l’ultraviolent Guerre des gangs en 1980). Mais c’est dans l’horreur que Fulci va être reconnu. D’abord avec L’Enfer des zombies (1979), grand succès public, puis avec la trilogie FrayeursL’Au-delà et La Maison près du cimetière.

Fulci sort des radars au milieu des années 80 et se retrouve à signer des films à tout petits budgets qui prennent la forme de copies en mode mineur de ses réussites fantastiques (AenigmaManhattan Baby) ou qui se glissent dans le sillon de succès du box-office (Conquest, 2072 les mercenaires du futur). Une carrière en déclin mais qui recèle encore de beaux restes, pas forcément des films dans leur entier mais des éclats oniriques et morbides qui rappellent qu’il était « Le plus grand poète du macabre » selon les mots de Pierre Pattin.

DVD Classik

 

 

 

Rétrospective Hal Hartley The long Island Trilogy

RÉTROSPECTIVE HAL HARTLEY EN 3 FILMS

« THE LONG ISLAND TRILOGY »

Version restaurée 2K – Sortie Prochainement

 

–  The Unbelievable Truth (L’incroyable vérité) – 1989 – Visa : 81178J

Avec Adrienne Shelly, Gary Sauer, Robert John Burke

Josh Hutton, suite à un séjour en prison pour meurtre, retourne dans son village natal. Il rencontre Audry, toute jeune fille avec laquelle il sympathise. Elle lui propose de travailler pour son père qui tient un garage. Excellent mecanicien, il l’embauche, mais il voit d’un mauvais oeil Josh tomber peu a peu sous le charme de sa fille.

 

–   Trust Me (Trust)- 1990 – Visa : 79347

Avec Adrienne Shelly, Martin Donovan, Meritt Nelson

A travers les amours difficiles d’une adolescente rebelle  et d’un électronicien violent et cynique, Trust me se veut une comedie grincante sur l’Amérique profonde des classes moyennes.

 

–  Simple Men – 1992 – Visa : 80896 – Festival de Cannes 1992

Avec Robert John Burke, Bill Sage, Elina Löwensohn

Dennis et Bill McCabe sont deux frères totalement différents: si le premier est un étudiant timide, le second est un petit délinquant qui sort d’une relation compliquée ayant juré sa vengeance sur les femmes après que sa petite amie l’a quitté. Dennis propose à Bill de partir à la recherche de leur père, un révolutionnaire disparu une vingtaine d’années auparavant. C’est ainsi qu’ils font alors la rencontre de Kate et Elina et cette dernière semble pouvoir leur livrer des indices sur leur père

 

The Unbelievable Truth

Trust

Simple men

 

 

Hal Hartley  est un réalisateur américain dont la place et la trajectoire au sein du cinéma contemporain sont uniques.

Uniques par leur style, leur force et leur originalité. Uniques, car il aura marqué toute une génération de cinéphiles  durant les années 90 avant de s’engager dans une voie toujours plus indépendante et à contre-courant de son époque, au risque de disparaître du système. Aujourd’hui plus farouchement indépendant que jamais, Hartley  écrit, finance, réalise et distribue des œuvres toujours plus exigeantes et qui ne ressemblent à aucune autre.

Dans la ville blanche

Un film de Alain TANNER

Avec Bruno Ganz, Teresa Madruga, Julia Vonderlin

Suisse/Portugal, 1982, 1H48

Visa: 56952

VERSION RESTAURÉE 4K

PROCHAINEMENT

Cesar du meilleur film francophone

 

Un marin suisse, Paul, fait escale à Lisbonne. Dans un café, il remarque une horloge qui tourne à l’envers. La serveuse qu’il interroge affirme que c’est le monde qui tourne à l’envers. Séduit et intrigué par cette réponse singulière, Paul déserte son poste de mécanicien et s’installe dans un petit hôtel de la ville. Il commence alors un lent voyage en lui-même, armé de sa caméra super-huit. Il envoie à son épouse, Elisa, restée à Lausanne, en Suisse, des cassettes vidéo, où il lui raconte son errance dans la ville blanche et ses amours avec la serveuse..

 

 

« Dans la ville blanche, peut-être son plus beau film, porte à son paroxysme ce désir de fuite : un marin – Bruno Ganz – renonce à sa vie sociale et fait escale à Lisbonne pour une durée indéterminée. A mesure que le récit avance, le personnage va se délester de son identité et devenir un « homme sans qualité », « soumis à tout, ouvert, à l’écoute », un voyageur immobile qui laisse venir à lui tout le réel pour s’y perdre, pour s’y fondre. Sa femme à qui il envoie des nouvelles sous forme de films super 8 tournés à Lisbonne, constate, comme nous, sa métamorphose : le marin se minéralise, devient la pierre du vieux Lisbonne, le rythme d’un tramway, le vent qui souffle les rideaux de sa chambre d’hôtel. Si le film a tant marqué les spectateurs à l’époque, c’est qu’il fixait une pente sensible et sensuelle du cinéma de Tanner que les années post-68 avaient eu tendance à gommer. En effet, pour beaucoup, le réalisateur de La Salamandre et de Jonas qui aura 25 ans en l’an 2000 était le dépositaire doux-amer des utopies de 1968, le style Tanner s’affirmant dans un mélange de légèreté et de gravité autour des grands thèmes de ces années politiques : le travail, le pouvoir, les relations hommes/femmes. Or, cette perception « générationnelle » de son cinéma, outre qu’elle oublie la dimension légèrement désespérée que Tanner a toujours entretenue avec la scène militante des années soixante, passe à côté de l’essentiel : il est avant tout, et dès ses débuts, un cinéaste de la matière et du désir, non des discours et des idées. Le marin mutique de Lisbonne est proche de Charles Dée ou de Rosemonde, magnifique Bulle Ogier dans La Salamandre. Le dernier plan du film qui la montre dans la rue en train de marcher, sourire aux lèvres, annonce les errances de Bruno Ganz : logique de la sensation, de la liberté conquise, ligne esthétique et politique de tout le cinéma de Tanner. »

Frédéric Bas

Les chemins de la haute ville

 

ROOM AT THE TOP

Un film de Jack Clayton

Avec Laurence Harvey, Simone Signoret, Heather Sears

Angleterre, 1959, 1H53,

Visa: 22179

 

VERSION RESTAURÉE 

PROCHAINEMENT

 

Festival de Cannes 1959 : Prix d’interprétation du Festival de Cannes

Oscar de la meilleure actrice : Simone Signoret 1960

Meilleur Film et Meilleur Actrice : Bafta Awards 1959

 

Un fils d’ouvrier, voulant reussir socialement, seduit la fille d’un riche industriel anglais et delaisse la femme qu’il aime.

 

L’amour à la ville

L’AMOUR À LA VILLE

(L’amore in citta)

Un film de

Dino Risi, Michelangelo Antonioni, Carlo Lizzani, Federico Fellini, Francesco Maselli, Cesare Zavattini, Alberto Lattuada

Avec Rita Josa, Donatella Marrosu, Paolo Pacetti

Italie, 1953, 1H49, DCP

Visa: 19265

VERSION RESTAURÉE

PROCHAINEMENT

L’Amour à la ville ou cinq histoires presque vraies, réalisées par cinq grands metteurs en scène italiens sur la misère de l’amour à Rome dans le ton du néoréalisme social : Suicides Manqués de Michelangelo Antonioni, Agence Matrimoniale de Federico Fellini, Les Italiens se retournent d’Alberto Lattuada, L’Histoire de Catherine de Francesco Maselli, Le Bal du samedi soir de Dino Risi.

 

      

 

Divorce à l’Italienne

Un film de Pietro GERMI

Avec Marcello MASTROIANNI, Stefania SANDRELLI, Daniela ROCCA

Italie, 1962, 1h44,DCP

Visa:26167

SORTIE LE 15 MAI

VERSION RESTAURÉÉ 4K

Comment détourner la loi qui interdit le divorce quand on est amoureux d’une attrayante personne?

Apres avoir poussé l’encombrante épouse à l’adultère, il ne reste plus qu’à venger son honneur.

« Une réjouissante comédie cynique ».

Les Inrocks

 

DIVORCE A L’ITALIENNE (SOUS LE RIRE, LA TRAGEDIE …)

« Le divorce étant interdit en Italie, bien des drames s’y déroulent quotidiennement.  Dans le Sud, où les passions sont vives, les tribunaux sont indulgents pour les crimes passionnels. L’article 587 du Code pénal accorde de trois à sept ans de prison (avec possibilité de réduction de peine à celui des conjoints qui tue l’autre si celui-ci a failli aux lois de l’honneur conjugal).

C’est sur ce paradoxe d’une loi « pousse-au-crime » que Pietro Germi a bâti son premier film comique. Avec toutefois –et les Italiens ne s’y sont pas trompés- un brin d’amertume. Sous le rire déchaîné par les situations  burlesques inventées par Pietro Germi et ses scénaristes (Ennio de Concini et Alfredo Giannetti), on perçoit un drame profond et la volonté de changer une loi absurde qui ramène tout un peuple aux rites d’un Moyen Age dépassé. Si l’on connaît les ennuis publics et les tracasseries administratives administrés à Sophia Loren ou Roberto Rosselini, on sait peu de choses des tragédies qui ont lieu dans les quartiers populaires où l’on n’a pas les moyens financiers d’affronter l’hypocrisie des lois. D’où le succès énorme de ce film dans son pays d’origine. Ayant obtenu le prix de la meilleure comédie au Festival de Cannes, il est arrivé sur nos écrans précédé d’une flatteuse réputation. Celle-ci n’est pas usurpée. C’est bien le meilleur de Pietro Germi qui nous avait donné jusque là des œuvres attachantes, mais imparfaites (« Le Cheminot », « L’Homme de paille » etc…).

Marcello Mastroianni y campe un gentilhomme sicilien qui est las des assiduités de sa femme-épousée pour des raisons extra-amoureuse – et qui aimerait bien se marier avec l’une de ses nièces, adorable et à croquer. Mais pour se débarrasser de son abusive épouse il ne connaît qu’un moyen : le crime. Il faut donc que sa femme le trompe, afin qu’il puisse la tuer légalement. Etant donné sa situation très « honorable », le tribunal sera sans doute plus indulgent avec lui qu’avec une pauvresse qui tue son mari !… Et le meurtre réussit !

Passons sur les détails et  les rebondissements inattendus du scénario qui en font toute la valeur. Pietro Germi se montre maître dans la façon d’exposer une situation et de diriger des acteurs, tout comme la caméra de Léonida Barboni explore avec bonheur toutes les ressources du paysage sicilien et les décors baroques d’une propriété de famille. Incarnant le Baron Céfalu, Marcello Mastroianni abandonne les personnages tragiques qu’on lui a toujours fait jouer. Il s’est fait la paupière lourde, l’œil gourmand, la mine paresseuse de l’oisif. Impeccablement gominé, dans ses heures de gloire, ou hirsute et mal rasé dans ses périodes de découragement, il nous offre un festival de son talent. Daniela Rocca s’est enlaidie à souhait pour le personnage de l’épouse.

Un film amusant, bousculant  en souriant la « moralité » des films conformistes, « Divorce à l’italienne » est une belle réussite du cinéma transalpin.

Samuel LACHIZE – L’Humanité du 06/06/1962″