IDA LUPINO Rétrospective

 

 

IDA LUPINO

RÉTROSPECTIVE EN 4 FILMS 

VERSIONS RESTAURÉES 4K

SORTIE LE 1er JUILLET 2020

 

Not Wanted ( Avant de t’aimer)

Etats-Unis, 1949, 1h31

Avec Sally Forrest , Keefe Brasselle , Leo Penn

Une jeune fille est arrêtée suite à un vol de bébé. Dans sa cellule, elle évoque son passé…

« Avec émotion et pudeur, ce film sur une fille-mère sort les rôles féminins de l’habituel romanesque hollywoodien. »

 

NEVER FEAR (Faire face)

Etats-Unis, 1949, 1h21,

Avec Sally Forrest, Keefe Brasselle, Hugh O’Brian

Après un travail acharné, une jeune danseuse touche à la consécration. Brusquement malade et paralysée, elle est forcée de renoncer à son métier…

« Sans mélodrame ni triomphalisme, une charge émotionnelle exceptionnelle. »

 

 

THE HITCH-HIKER (Le Voyage de la peur)

Etats-Unis, 1953, 1h11

Avec Edmond O’Brien ,Frank Lovejoy , William Talman

Un tueur en série se fait prendre en stop par deux amis partis pêcher. Le voyage de l’angoisse commence…

« Après plusieurs films sociaux, Ida Lupino réalise le premier film noir signé par une femme. »

 

The Bigamist ( Bigamie)

Etats-Unis, 1953, 1h23

Avec Joan Fontaine , Ida Lupino,, Edmund Gwenn

Un couple sans enfant demande à adopter. Mais l’enquête préalable met à jour la vie secrète du mari…

« Un des films préférés d’Ida Lupino, d’une étonnante modernité, dans lequel elle joue aux côtés de Joan Fontaine. »

 

Pionnière du cinéma indépendant américain, l’auteure du Voyage de la peur joua d’abord la comédie chez Raoul Walsh, Nicholas Ray, Robert Aldrich ou Fritz Lang, avant de s’imposer en tant que réalisatrice dans un milieu dirigé exclusivement par des hommes. Entre 1949 et 1953, elle réalise six films à fleur de peau sur les pires tabous de l’époque : le viol, l’adultère, la maladie …

Une redécouverte en quatre films de la grande cinéaste indépendante, engagée et féministe, IDA LUPINO, dont l’oeuvre majeure reste encore rare et méconnue, dont The Bigamist et Never fear, inédits au cinéma en France.

Rétrospective en 4 films de la pionnière du cinéma américain indépendant, un hommage à Ida Lupino, l’un des plus beaux secrets cachés de l’histoire du cinéma américain.

 

BABYLON

 

 

BABYLON

 

Un film de FRANCO ROSSO

Avec Brinsley Forde, Karl Howman , Trevor Laird , Maggie Steed , Mel Smith

 

Angleterre, 1981, 1h35, Couleur

 

INÉDIT AU CINÉMA

 

SORTIE LE 7 OCTOBRE 2020

VERSION RESTAURÉE 2 K

 

SYNOPSIS:

Campé par le chanteur du groupe Aswad Brinsley Forde, le jeune rasta Blue est perdu dans une société anglaise qui ne le comprend pas, pas plus qu’elle n’a réussi à assimiler sa vague d’immigration jamaïcaine depuis la décolonisation de l’île, en 1962.

Chômage, policiers racistes, voisins et patrons xénophobes. Une oppression permanente que Blue évacue au micro de son sound-system, une gigantesque sono faite maison, avec le rêve secret de devenir le “sound” le plus couru de Londres. Mais sur sa route se dresse un obstacle de taille : le King de cette scène, le redouté Jah Shaka (dans son propre rôle)…

 

À PROPOS

Scénarisé par Martin Stellman (Quadrophenia, 1979), Babylon conte la saga du petit mécano mélomane, louvoyant dans une Angleterre vendue à « Yard” comme un mirage aux rues pavées d’or. Fiction documentaire et sociale, ce film est un témoignage unique sur la scène des sound-system reggae de l’Angleterre thatchérienne.

Un film-culte à découvrir, interdit aux Etats-Unis et en Angleterre depuis 39 ans car jugé incitant à la haine raciale, il est également resté inédit au cinéma en France jusqu’à sa récente restauration.

 

« Un témoignage unique, au croisement du documentaire et de la fiction, sur la scène des sound-system reggae de l’Angleterre thatchérienne. »

« Babylon » est un film coup de poing sur la réalité du racisme au quotidien, et sur la situation de la communauté jamaïquaine, le tout sur fond de reggae avec une bande originale exceptionnelle, avec la présence du musicien reggae Brinsley Forde. »

 

 

QUELLE JOIE DE VIVRE

 

 

QUELLE JOIE DE VIVRE

 

Un film de RENÉ CLÉMENT

Avec Alain Delon, Barbara Lass, Gino Cervi

 

France /Italie, 1961, 1h53, Noir &Blanc

Visa : 24091

 

SORTIE LE 27 MAI 2020

VERSION RESTAURÉE 4K

 

SYNOPSIS:

Rome 1921. Ulysse (Alain Delon) et son ami Turidu (Giampiero Littera), libérés du service militaire, s’installent dans la capitale pour trouver un travail. Sans emploi, ils rallient les Chemises noires mussoliniennes, pour lesquelles ils doivent localiser une imprimerie de tracts antifascistes. Là, Ulysse y rencontre Franca (Barbara Lass), la fille de l’imprimeur. Pour la séduire, il se fait passer pour un légendaire terroriste anarchiste et se laisse prendre au jeu…

 

À PROPOS

Après avoir réalisé Plein soleil en 1960, René Clément travaille de nouveau avec les Italiens – pour la quatrième fois déjà, depuis Au-delà des grilles en 1948. Le cinéaste filme Alain Delon, son héros de Plein soleil : l’acteur vient de jouer pour Visconti dans Rocco et ses frères (1960) et poursuivra ensuite sa carrière italienne avec L’Éclipse d’Antonioni (1962) et Le Guépard de Visconti (1963).

René Clément s’entoure d’une équipe italienne et, reprenant les codes de la comédie bouffonne, il reconstitue habilement l’ambiance de l’époque, en la teintant d’une bonne humeur constante. Ce rire, toutefois, est au service d’une dénonciation et invite à la réflexion.

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, l’Italie, comme le reste de l’Europe, cherche à se reconstruire et à bâtir une société nouvelle. En 1922, avant que Mussolini n’accède au pouvoir, plusieurs partis politiques s’opposent, et si les anarchistes souhaitent une paix authentique, les fascistes, quant à eux, veulent une paix armée. Le film se situe ainsi à une période charnière de l’histoire italienne et montre comment un individu sans conviction peut passer d’un extrême à l’autre, par inconscience et par amour.

 

« Avec une légèreté non dénuée de gravité, [René Clément] réalise un film sur la liberté, l’oppression, l’engagement, et la bouffonnerie de certaines situations ne masque pas le caractère crucial du moment : cet été 1922, à la veille de la marche sur Rome. De fait, les fascistes ne sont pas seulement ridicules, ils sont surtout inquiétants, eux qui parient sur les attentats pour rétablir l’ordre et conduire le pays dans une voie sans issue. Ainsi la joie de vivre tourne court, les portes de la prison qui se referment enserrent autant les protagonistes du film que les spectateurs qui les regardent. Comme le dit Clément, pour être libre, « il faut du génie ou de l’héroïsme ». »

Jean A. Gili, Positif n°612, février 2012

 

 

A BIGGER SPLASH

 

 

A BIGGER SPLASH

 

Un film de JACK HAZAN

 

Avec David Hockney, Peter Schlesinger, Mo Mac Dermott

Angleterre, 1973, 1h46, Couleur,

Visa : 43478

 

SORTIE AVRIL – MAI 2019

RESTAURATION 4K

 

Semaine de la Critique à Cannes 1974

Léopard d’argent au Festival de Locarno 1974

Festival du Film de New York en 1974

SYNOPSIS:

À travers un fascinant mélange de fiction et de documentaire, A Bigger Splash nous emmène dans l’univers du peintre anglais David Hockney et révèle les liens qu’entretiennent la vie et la création. David Hockney, entouré de ses amis, jouent leur propres rôles et interprètent des scènes de la vie qui leur sont arrivées. Ou pas…

 

À PROPOS

Réalisé en 1973 avec la complicité de David Hockney qui se prête à cette occasion à son propre rôle, ce film offre une exploration inédite de l’univers esthétique et quotidien de l’artiste. Empruntant son titre à une toile éponyme peinte en 1967 alors que Hockney enseignait à l’université de Berkeley, le film de Jack Hazan offre un regard inédit sur le travail du peintre et sur la genèse et l’exécution d’une œuvre à la croisée du pop art et de l’hyperréalisme.

 

« Ce film est l’un de ces mystérieux joyaux des années 1970 dont la liberté de ton fait encore l’effet d’une vigoureuse déflagration. »

LE MONDE

 

JACK HAZAN :

Jack Hazan, né en 1939 à Manchester, entre à la BBC Film Department en tant qu’assistant réalisateur. A la fin des années 60, il va réaliser deux courts-métrages dont Grant North en 1969 sur le peintre et sculpteur Keith Grant. En 1970, il découvre David Hockney au travers d’une rétrospective qui suscite en lui le désir de réaliser un film sur l’artiste : A bigger splash. Par la suite, il réalise The Films of Robert Bolt, sorti en 1972. Jack Hazan va également couvrir des sujets musicaux sur des artistes incluant notamment Jimi Hendrix et les Doors.Avec son associé, David Mingay, il s’intéresse de près au mouvement Punk et aux Clash, et signent ensemble le film Rude Boy, qui sortira en 1980, un an après l’arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher.

 

Le professeur

 

 

Un film de VALERIO ZURLINI

Avec Alain Delon, Sonia Petrovna, Léa Massari, Alida Valli, Renato Salvatori, Giancarlo Giannini

 

Italie/France, 1972, 2h07, DCP

Visa : 39684

VERSION  INTÉGRALE INÉDITE

RESTAURATION 4K

SORTIE LE 12 JUIN

Daniel, un professeur de littérature remplaçant est nommé pour quelques mois dans un lycée de Rimini. Passionné de lettres mais peu soucieux des convenances de sa profession, il s’adonne à sa tâche sans grand entrain.
Il remarque vite Vanina, l’une de ses élèves, aussi fragile qu’attirante, et décèle en elle une blessure secrète.
Intrigué et séduit par la jeune femme, Daniel délaisse sa femme Monica, se précipitant sans le savoir vers un destin tragique…

 

« Un drame passionnel superbe et envoutant »

 

 

Dans ce film d’amour hanté par l’échec, Alain Delon tient l’un de ses plus beaux rôles. Dans un Rimini brumeux, il déambule, mal rasé et dissimule une douleur derrière un regard froid. Un descendant moderne de la famille du Guépard de Visconti : aristocrate déchu et désappointé, professeur sans illusions dans une société qu’il ne comprend plus.

 

Rétrospective Dario Argento – Partie 2

SORTIE LE 3 JUILLET 

 

4 MOUCHES DE VELOURS GRIS

 Un film de Dario Argento

Avec Michael Brandon, Mimsy Farmer, Jean-Pierre Marielle

Italie, 1h45, 1971, visa 38683

Le musicien Roberto Tobias (Michael Brandon), un batteur officiant dans un groupe de rock, est harcelé par un homme mystérieux qui ne cesse de le suivre. Décidant un soir de le prendre en chasse, Roberto réussit à le rejoindre mais au cours de la dispute qui s’ensuit, il le tue accidentellement… Le tout sous l’objectif d’un appareil photo tenu par un second inconnu, quant à lui masqué…

Dernier volet de la trilogie animale débutée avec L’Oiseau au plumage de cristalet poursuivie avec Le Chat à neuf queues, Quatre mouches de velours grisest l’un des films les moins connus d’Argento. Voici un giallo sombre, ponctué de personnages humoristiques, qu’il s’agisse de Bud Spencer ou de Jean-Pierre Marielle qui apparaît sous les traits d’un détective homosexuel dont le record consiste à n’avoir jamais résolu la moindre enquête. Avec le couple formé par Michael Brandon et Mimsy Farmer, l’héroïne deMore, Argento fait vibrer ici une note plus intime et dramatique qui deviendra l’un des leitmotivs de son cinéma.

 

 TENEBRES

 Un film de Dario Argento

Avec John Saxon, Anthony Franciosa, Daria Nicolodi

Italie, 1h50, 1982, visa  56814

Un célèbre écrivain, Peter Neal, auteur de romans policiers, est invité à Rome pour faire la promotion de son nouvel opus, Ténèbres. Dès son arrivée, plusieurs personnes sont assassinées selon un schéma comparable à celui des meurtres qui jalonnent son roman.

Voici sans doute le film le plus violent de son auteur, le plus dur mais aussi le plus radical. Réalisé en 1982, Ténèbres marque le retour de Dario Argento au giallo, après deux échappées belles vers l’ésotérisme et le fantastique (Suspiriaet Inferno, deux premiers volets d’une trilogie des Mères achevée en 2007 avec La Terza Madre). Argento, alors au sommet de son art, signe un film rageur, désespéré, un chef-d’œuvre brutal et angoissant.

À l’origine de ce cauchemar climatisé rythmé par les ritournelles entêtantes des Goblin, une expérience vécue par Argento lui-même qui, lors d’un séjour à Los Angeles, fut harcelé par un aficionado dérangé. Un film de terreur pour adultes qui, encore aujourd’hui, a peu d’équivalent dans l’histoire du cinéma.

 

 DARIO ARGENTO,SOUPIRS DANS UN CORIDOR LOINTAIN

 Un film de Jean-Baptiste Thoret

France, Documentaire, 1h37, 2019 , Couleur/noir et blanc

 Vingt ans séparent les deux parties de ce film portrait consacré à Dario Argento. Tourné à Turin puis à Rome entre 2000 et 2019, Soupirs dans un corridor lointaincale son pas sur l’un des cinéastes les plus marquants de ces quarante dernières années. Ses obsessions, son travail (on le découvre sur le tournage du Sang des innocents), ses souvenirs, ses hantises, son rapport à la ville éternelle, les blessures de l’Histoire italienne, et puis le temps qui passe…

 

Rétrospective Lucio Fulci Le poète du macabre

 

RÉTROSPECTIVE LUCIO FULCI EN 4 FILMS : LE POÈTE DU MACABRE

Version restaurée

SORTIE LE 17 JUILLET

 

Perversion Story (Una Sull’altra) – 1969 – France, Italie, Espagne – 1h50 -Visa : 35368

Avec Jean Sorel, John Ireland, Elsa Martinelli

A San Francisco, un médecin dont la femme est morte après une longue maladie remarque dans un cabaret une strip-teaseuse qui lui ressemble étrangement.

 

Le venin de la peur (Una lucertola con la pelle di donna) – 1971 – Italie – 1h42 – Visa : 38271

Avec Florinda Bolkan, Stanley Baker, Jean Sorel

Carol Hammond (Florinda Bolkan), fille d’un célèbre avocat, est la victime d’hallucinations étranges où elle imagine des orgies sexuelles sous LSD organisées par sa voisine, la belle Julia Durer (Anita Strindberg), une actrice à la vie sulfureuse et débridée. A la mort de cette dernière dans des conditions mystérieuses, Carole voit son monde s’écrouler et les mains de la police se refermer sur elle. Arrivera-t-elle à contenir sa folie et ses désirs sexuels insatisfaits ?

 

La longue nuit de l’exorcisme ( Non si sevizia un paperino) – 1972 – Italie – 1h49 – Visa : 45402

Avec Tomás Milián, Barbara Bouchet, Florinda Bolkan

Début des années 70, dans le sud de l’Italie, un petit village de montagne est plongé dans la terreur : de jeunes garçons se font mystérieusement assassiner et la police semble avoir du mal à identifier le meurtrier. Les pistes sont nombreuses, mais aucune ne semble réellement aboutir. La tension monte au sein de cette petite communauté et les habitants commencent à désigner des coupables. Pendant ce temps, les crimes odieux continuent.

 

L’EMMURÉE VIVANTE (Sette note in nero) – 1977 – Italie – 1h40 – Visa : 49149

Avec Jennifer O’Neill, Gabriele Ferzetti, Marc Porel

Virginia Ducci a des prémonitions. Elle sait que l’un des murs de la maison de son défunt mari abrite un cadavre. Avec l’aide d’un spécialiste en paranormal, elle explore la bâtisse en ruines et ne tarde pas à découvrir un squelette. Mettre au jour ce terrible secret va s’avérer un geste funeste pour Virginia.

 

Perversion story

 

Le Venin de la peur

 

La longue nuit de l’exorcisme

 

L’emmurée vivante

 

D’abord étudiant en médecine, Fulci bifurque vers le cinéma en entrant au Centre Expérimental de Cinéma de Rome où il a comme enseignants Antonioni ou Visconti. Il sort diplômé la même année que Nanni Loy, Maselli et Bolognini et débute dans le métier comme assistant réalisateur avant d’œuvrer comme scénariste. Il écrit beaucoup de comédies, collaborant notamment avec Bolognini, Monicelli, Stephano Vanzina et surtout Steno avec qui il travaille sur plus d’une quinzaine de films. Il écrit régulièrement pour Sordi (Un Americano a Roma) et Toto qui interprète le rôle principal de son premier long en tant que réalisateur, I Ladri, en 1959.

Devenu cinéaste, Fulci aborde durant les années 60 tous les genres populaires : comédies (dont treize films avec Franco & Ciccio, duo slapstick préféré des italiens dans les 60’s), musicarelli, drame historique (Liens d’amour et de sang en 1969), aventure, western (l’excellent Temps du massacre en 1966)…

C’est en passant au polar mâtiné de giallo (Perversion Story en 1969, Le Venin de la peur en 1971, La Longue nuit de l’exorcisme en 1972) qu’il commence véritablement à installer son style. Il n’abandonne pas pour autant les autres genres et continue à signer dans les années 70 westerns (4 de l’apocalypse en 1975 où il retrouve Thomas Milian, Sella d’argento en 1978), comédies (Young Dracula et Obsédé malgré lui, satire politique qui manque de se faire interdire par le gouvernement italien) et films policiers (l’ultraviolent Guerre des gangs en 1980). Mais c’est dans l’horreur que Fulci va être reconnu. D’abord avec L’Enfer des zombies (1979), grand succès public, puis avec la trilogie FrayeursL’Au-delà et La Maison près du cimetière.

Fulci sort des radars au milieu des années 80 et se retrouve à signer des films à tout petits budgets qui prennent la forme de copies en mode mineur de ses réussites fantastiques (AenigmaManhattan Baby) ou qui se glissent dans le sillon de succès du box-office (Conquest, 2072 les mercenaires du futur). Une carrière en déclin mais qui recèle encore de beaux restes, pas forcément des films dans leur entier mais des éclats oniriques et morbides qui rappellent qu’il était « Le plus grand poète du macabre » selon les mots de Pierre Pattin.

DVD Classik

 

 

 

Rétrospective Hal Hartley The long Island Trilogy

RÉTROSPECTIVE HAL HARTLEY EN 3 FILMS

« THE LONG ISLAND TRILOGY »

Version restaurée 2K 

SORTIE LE 25 SEPTEMBRE

 

 The Unbelievable Truth (L’incroyable vérité) – 1989 – Visa : 81178

Avec Adrienne Shelly, Gary Sauer, Robert John Burke

Josh Hutton, suite à un séjour en prison pour meurtre, retourne dans son village natal. Il rencontre Audry, toute jeune fille avec laquelle il sympathise. Elle lui propose de travailler pour son père qui tient un garage. Excellent mecanicien, il l’embauche, mais il voit d’un mauvais oeil Josh tomber peu a peu sous le charme de sa fille.

 

 Trust Me (Trust)- 1990 – Visa : 79347

Avec Adrienne Shelly, Martin Donovan, Meritt Nelson

A travers les amours difficiles d’une adolescente rebelle  et d’un électronicien violent et cynique, Trust me se veut une comedie grincante sur l’Amérique profonde des classes moyennes.

 

Simple Men – 1992 – Visa : 80896 – Festival de Cannes 1992

Avec Robert John Burke, Bill Sage, Elina Löwensohn

Dennis et Bill McCabe sont deux frères totalement différents: si le premier est un étudiant timide, le second est un petit délinquant qui sort d’une relation compliquée ayant juré sa vengeance sur les femmes après que sa petite amie l’a quitté. Dennis propose à Bill de partir à la recherche de leur père, un révolutionnaire disparu une vingtaine d’années auparavant.

 

« Une voix essentielle dans le cinéma américain ». Austin

 

« Hal Hartley donne raison de croire à la complexité de la vie et à l’avenir du cinéma ».Time Magazine

 

« L’un des cinéastes américain  le plus créatif et le plus authentique ». New York Times

 

«  Hal Hartley est un cinéaste qui apparaît en Amérique seulement une ou deux fois par génération ».The Guardian

 

The Unbelievable Truth

Trust

Simple men

 

THE LONG ISLAND TRILOGY : LA NAISSANCE D’UN CINÉASTE CULTE

 

Après ses études cinématographiques à New York, Hal Hartley réalise son premier long métrage The Unbelievable Truth(1989), présenté au Festival de Toronto. En 1990, il signe Trust(Trust Me , sorti en France en 1992), son deuxième long métrage, primé dans de nombreux festivals internationaux, suivi en 1992 de Simple Men, qui est présenté en compétition officielle à Cannes.

Ces trois films constituent THE LONG ISLAND TROLOGYet marquent l’émergence d’un nouveau cinéma indépendant et la naissance d’un réalisateur américain des plus singuliers qui acquiert rapidement le statut d’un cinéaste culte, livrant des films hors norme et à contre courant du paysage cinématographique américain, loin de ses canons traditionnels. Dès son premier film, Hal Hartley devient un véritable phénomène, encensé par la critique et très bien accueilli par le public.Un ton unique, percutant et décalé imprègne ces films qui saisissent par leur  originalité. Le cinéma d’Hal Hartley, profondément américain, est influencé par le cinéma européen, s’inspirant notamment de la liberté de ton des œuvres de la Nouvelle Vague française.L’ensemble de ces trois films forme un univers cohérent, dont les héros sont issus de la working class américaine, et dont un esprit de troupe s’en dégage: ses acteurs fétiches reviennent de film en film, tels Martin Donovan, Adrienne Shelly, Robert Burke, ou encore Elina Löwensohn.

THE LONG ISLAND TRILOGY ou la naissance d’un nouveau cinéma américain avec sa ligne claire et ses cadrages obliques, son sens de la répartie vigoureuse et du dialogue, souvent de sourds, sa poétique du décalage et de la répétition, son humour pince-sans-rire et son burlesque à froid, ses chorégraphies d’outsiders, de parias et d’exilés intérieurs.Hal Hartley parle alors comme personne d’amour, de sexe, de religion, de famille, et du monde dans lequel nous vivons.

 

Hal Hartley  est un réalisateur américain dont la place et la trajectoire au sein du cinéma contemporain sont uniques.Uniques par leur style, leur force et leur originalité. Uniques, car il aura marqué toute une génération de cinéphiles  durant les années 90 avant de s’engager dans une voie toujours plus indépendante et à contre-courant de son époque, au risque de disparaître du système. Aujourd’hui  plus farouchement indépendant que jamais, Hartley  écrit, finance, réalise et distribue des œuvres toujours plus exigeantes et qui ne ressemblent à aucune autre.

Alain Tanner Rétrospective

 

ALAIN TANNER

ÉLOGE DE LA FUITE

 

RÉTROSPECTIVE EN 3 FILMS

VERSIONS RESTAURÉES 4K

SORTIE LE 6 MAI 2020

 

 

DANS LA VILLE BLANCHE

Avec Bruno Ganz, Teresa Madruga, Julia Vonderlin

 

1982- Visa 56952 – 1h48 – Suisse/Portugal

César du meilleur films francophone

 

Un marin suisse déserte son poste lors d’une escale a Lisbonne. Il aime la ville, il aime Elisa qu’il a laissée en Suisse et tombe amoureux de Rosa, serveuse dans un bar. Il s’installe dans un petit hôtel de la ville et commence alors un lent voyage en lui-même, armé de sa caméra super-huit.

 

 » Eloge de l’errance et de la recherche du lieu où perdre son statut social, vivre libre et humer les rumeurs, se fuir soi-même et rompre les amarres. Un grand film du cinéaste suisse . « 

 

 

 

CHARLES, MORT OU VIF

 

Avec François Simon, Marcel Robert, Marie-Claire Dufour

1982- Visa 56952 – 1h48- Suisse

Léopard d’or au Festival de Locarno

 

A l’aube du centième anniversaire de son entreprise, Charles De, brillant homme d’affaires, las de sa vie disparaît dans la nature. Ses seuls complices sont sa fille et un couple qu’il vient de rencontrer. Son fils, fringuant entrepreneur, le fait rechercher par un détective.

 

« Le premier film d’Alain Tanner,  hanté par les utopies de 68. Un des films majeurs du cinéaste ».

 

 

 

LE RETOUR D’AFRIQUE

 

Avec Juliet Berto, François Marthouret, Josee Destoop, Anne Wiazemsky

1973- Visa 40488 – 1h45 – Suisse

 

Deux jeunes Suisses, Vincent et Françoise, sont mariés. Ils aimeraient quitter Genève pour l’Afrique. Justement un de leurs amis vit en Algérie et leur promet du travail. Au moment de partir ils reçoivent un télégramme leur demandant d’annuler leur départ.

 

« Ode à la parole libérée et aux mots, «ceux qu’on dit aux autres, ceux qu’on dit en silence», le troisième film d’Alain Tanner est habité par la langue d’un poète ».

 

 

Une rétrospective articulée autour d’une thématique centrale et inhérente à la filmographie d’Alain Tanner : un éloge de la fuite et du retrait, que dessinent à merveille ces trois films, dans des temps différents, un «  cinéma voyagé » cher à ce grand cinéaste.

 

Les chemins de la haute ville

LES CHEMINS DE LA HAUTE VILLE

ROOM AT THE TOP

 

Un film de Jack Clayton

Avec Laurence Harvey, Simone Signoret, Heather Sears

Angleterre, 1959, 1H58

Visa: 22179

 

VERSION RESTAURÉE 4K

SORTIE LE 16 OCTOBRE

 

«  Le film britannique le plus important des années 50. »

Georges Sadoul

 

Joe Lampton arrive dans une petite ville industrielle du Yorkshire avec l’ambition de gravir rapidement l’échelle sociale. Il décide ainsi d’entreprendre la conquête de Susan, la fille unique de l’homme le plus fortuné de la ville.C’est alors que Joe fait la connaissance d’Alice, une femme mariée qui devient sa maîtresse et avec qui il entretient une relation passionnée…

 

Festival de Cannes 1959Prix d’interprétation féminine

Bafta Awards 1959 : Meilleur Film, Meilleur film britannique et Meilleure Actrice

Golden Globes 1960 : Prix Samuel Goldwyn

Oscars 1960 :Oscar de la meilleure actrice–  Oscar du meilleur scénario adapté

 

 

« Les chemins de la haute ville surprend par le regard frontal que l’Anglais Jack Clayton posait en 1958 sur amour, sexe, argent. Le réalisateur filme comme jamais les scènes charnelles avec une tension érotique inédite, signifiant par ses partis pris et dans l’intrigue même, cette Angleterre changeante d’après-guerre, l’histoire se déroulant à la fin des années 40.

Le film tressaille de toutes les fibres physiques et mentales de son personnage, jeune homme ambitieux issu du prolétariat, bien décidé à faire un rapide saut de classe. Fraîchement débarqué dans une ville moyenne comme employé à la mairie, Joe Lampton ( Laurence Harvey) jette son dévolu sur Susan,  la fille du plus riche industriel de la ville, a priori inaccessible, cherchant à s’élever jusqu’à la haute société.

Loin de tout sentimentalisme et facilité bien-pensante sur la classe ouvrière,  Jack Clayton décrit un personnage complexe, idéaliste et cynique, tendre et féroce, aimable et détestable. Rien que de très banal, jusqu’à ce que le jeune homme croise Alice, bourgeoise mal mariée de dix ans son aînée, dont il découvre, ébloui, la tenace beaut ». Simone Signoret, qui fut oscarisée pour cette prestation, est au-delà de toutes les performances, à un moment où la femme et l’actrice ne font plus qu’une, sûre d’elle et de toutes les désillusions endurées.

Le regard océanique de Signoret dépasse et engloutit toutes les considérations de réussite, de possible ou d’impossible. Les cailloux que le jeune homme a semés sur le terrain mesquin des trafics sociaux ont pourtant atteint la taille d’énormes embûches barrant le chemin à l’amour fou. Il obtient au moment où il n’en veut surtout plus ce qu’il souhaitait si ardemment au début. Son désir d’hier assassine son désir d’aujourd’hui, ses velléités de la veille condamnent ses certitudes de demain. Le temps l’a piégé. Ne lui reste que le souvenir de l’extraordinaire visage de Signoret, son étrangeté insoumise, entre beauté, bonté et lucidité. »

Isabelle Potel 

JACK CLAYTON

 Les chemins de la haute ville(Room at the Top) est le film qui lance tardivement la brillante carrière de Jack Clayton. Ce premier film arrive alors qu’il officie au sein du cinéma anglais depuis 25 ans à divers postes : enfant acteur, garçon de course, monteur, puis assistant-réalisateur et producteur, avant de réaliser son premier court-métrage : The Bespoke Overcoat(1956) basé sur l’adaptation théâtrale (1953) que fit Wolf Mankowitz de la nouvelle de Nicolas Gogol, Le manteau(1842).

Ce galop d’essai est salué et obtiendra de nombreuses récompenses, lui permettant de réaliser Les Chemins de la haute ville,  un réquisitoire sévère contre le système de classe britannique, adapté d’un roman de John Braine paru en 1957, qui rencontre un immense succès public et critique et de nombreuses nominations (meilleur réalisateur  -meilleur film-meilleur acteur aux Oscars et nominé au Festival de Cannes) et récompenses, dont le Prix d’interprétation au Festival de Cannes(1959 ) et  l’oscar de la meilleure actrice(1960) pour Simone Signoret qui acquiert alors une réputation internationale, faisant d’elle la première française à obtenir ce prix.

Véritable succès populaire, le film marque un tournant dans le cinéma britannique.

Clayton poursuivit avec ce qui allait devenir un classique du cinéma fantastique : Les Innocents(The Innocents,1961), une histoire de fantômes tirée du roman de Henry James Le Tour d’écrou.

En 1964, Il réalise Le Mangeur de citrouilles(The Pumpkin Eater),  Chaque soir à neuf heures(Our Mother’s House, 1967), puis, sept ans plus tard, une grosse production américaine, l’adaptation éponyme du roman de Francis Scott Fitzgerald, Gatsby le magnifique(The Great Gatsby, 1974).

The Lonely Passion of Judith Hearne, son dernier long-métrage (1987), valut à Clayton des critiques élogieuses.