Rétrospective Dario Argento en 5 films

VERSION RESTAURÉE 

SORTIE LE 27 JUIN – Rétrospective Dario Argento

TOUS LES FILMS DE LA RETROSPECTIVE SONT INTERDITS AUX MOINS DE 12 ANS

 

Fascinant réalisateur italien depuis un demi-siècle, Dario Argento est le maître emblématique et incontesté du Giallo, thriller à l’esthétique baroque et expressionniste, où la peur évolue vers le fantastique et l’horreur.

Magicien de la pure sensation, Dario Argento transcende le film de genre en lardant ses oeuvres de références esthétiques, psychanalytiques, érotiques et fétichistes.

Ses fans à travers le monde savent que l’on ne sort pas indemne de la vision de ses oeuvres, embarqués par la singularité de ses images et de sa bande son, hard-rock ou techno-hypnotique s’il le faut, au delà de la frontière entre le réel et le fantastique, projeté dans le surnaturel.

La sortie de cinq films emblématiques de son univers nous plonge dans la quête éperdue d’une vérité toujours impossible à cerner, dans cette « inquiétante étrangeté » chère à ses maîtres, Freud et Hitchcock.

 

L’OISEAU AU PLUMAGE DE CRISTAL

 Italie, 1970, 1h32 – Visa 37143

Avec Tony Musante, Suzy Kendall, Enrico Maria Salerno, Eva Renzi

Sam Dalmas, un écrivain américain de passage à Rome assiste à l’agression d’une jeune femme. Déclaré témoin oculaire par la police, Dalmas décide d’effectuer ses propres recherches.

« Alors qu’il vient de co-écrire avec Bernardo Bertolucci l’histoire de Il était une fois dans l’ouestde Sergio Leone, le jeune Dario Argento signe son premier film. Coup de tonnerre dans le ciel du thriller transalpin et acte de naissance fracassant de l’un des futurs maitres du cinéma de la peur, L’oiseau au plumage de cristalpopularise un genre, le giallo, né en 1924 sous la forme de romans de gare et dont Mario Bava avec La fille qui en savait trop et Six femmes pour l’assassinen 1964, a forgé les codes cinématographiques. L’oiseauporte déjà toutes les traces du futur réalisateur de Suspiria dont un soin inégalable apporté à la beauté formelle. Mis en musique par Ennio Morricone , L’oiseau au plumage de cristalmarque également les débuts de Vittorio Storaro, le futur chef opérateur d’Apocalyspe Now et du Dernier tango à Paris. »Jean-Baptiste Thoret

 

LE CHAT À NEUF QUEUES

 Italie, 1971, 1h52 – Visa 37641

Avec James Franciscus, Karl Malden, Catherine Spaak

Le reporter Carlo Giordanni et Franco Arno, un ancien journaliste devenu aveugle, enquêtent sur le meurtre d’un membre de l’institut Terzi, spécialisé dans la recherche génétique et les prédispositions chromosomiques à la violence.

« Deuxième volet de sa trilogie animale débutée un an plus tôt avec L’oiseau au plumage de cristal,Dario Argento signe avec Le chat à neuf queuesune variation réjouissante autour des codes du giallo, en même temps qu’il rend hommage à l’horreur gothique italienne dans une fameuse séquence de cimetière brumeux. Autour d’une intrigue riche en énigmes et en chausse-trappes, Argento affûte son style. Tourné en cinemascope et doté d’un casting international (James Franciscus, sorti des Évadés de la planète des singes, et Karl MaLden, vedette cathodique des Rues de San Franciscoet second couteau deja confirmé du cinéma hollywoodien), le deuxième film d’Argento fait enfin de la famille et de la filiation, l’origine de tous les maux et des pathologies criminelles. »Jean-Baptiste Thoret

 

SUSPIRIA

Italie, 1977, 1h35 – Visa 47387

Avec  Jessica Harper, Stefania Casini, Flavio Bucci

Une jeune ballerine américaine arrive dans la prestigieuse académie de dans de Fribourg afin d’y parfaire sa technique. A peine arrivée, l’atmosphère du lieu, étrange et inquiétante, surprend la jeune fille. Et c’est là qu’une jeune élève est spectaculairement assassinée…

« Dario Argento réalise sa version gore et sous acide de Blanche-Neige et les sept nains, soit un conte sanglant aux éclairages surréalistes et aux scènes de violence paroxystiques, proches du Grand-Guignol et de la transe vaudou. Suspiriademeure une des expériences cinématographiques qui s’apparentent le plus à un cauchemar, en raison de la rupture volontaire du cinéaste avec la logique narrative et l’agressivité inouïe de ses images, et ressemble davantage à un opéra rock psychédélique qu’à un film d’horreur traditionnel. Chez Argento, cinéaste de la surface, la profondeur (psychologique ou visuelle) n’existe pas. »Olivier Père

 

 PHENOMENA

Italie, 1984, 1h49 – Visa 60170

Avec Jennifer Connelly, Donald Pleasence, Daria Nicolodi

Jennifer Corvino se rend en Suisse afin de poursuivre ses études au sein d’un établissement scolaire privé. Un soir, lors d’une crise de somnanbulisme, la jeune fille assiste au meurtre d’une étudiante.

« Phenomena marque un tournant dans la carrière du cinéaste italien, qui puise comme à son habitude dans le cinéma expressionniste et les productions de Val Lewton (une scène entière est calquée sur l’introduction de La Malédiction des hommes-chats), mais délaisse les outrances baroques et sanglantes de Suspiria ou Ténèbres et oriente son film du côté de Lewis Carroll et du conte de fées. Sa frêle héroïne, qui possède la beauté lunaire de Jennifer Connelly (découverte par Argento dans le film de son ami Sergio Leone Il était une fois en Amérique), traverse en somnambule un univers terrifiant peuplé d’humains monstrueux et d’animaux bienveillants. Argento compose avec les éléments naturels (l’eau, le vent, la nuit, la forêt) un fascinant jeu de piste onirique, traversé de pièges, d’énigmes visuelles et d’instants magiques. » Olivier Père

 

 OPÉRA

Italie, 1987, 1h47, Inédit au cinéma

Avec Cristina Marsillach, Ian Charleson, Urbano Bareberini, Daria  Nicolodi

Suite à l’accident de la cantatrice principale, une jeune chanteuse lyrique, Betty, est choisie pour interpréter le rôle de Lady Macbeth dans l’opéra de Verdi, œuvre ayant la réputation de porter malheur. Commence une série de meurtres dans l’entourage de la jeune femme qui se voit poursuivie par un mystérieux fan possessif.

« Inédit au cinéma, le film est sorti à l époque dans une copie tronquée en VHS en France. DansOpéra,  l’un des chefs d’œuvres oublié de Dario Argento,  le réalisateur fait preuve d’une incroyable virtuosité dans sa mise en scène et d’un sadisme sans retenue lors des nombreuses scènes de meurtres qui parsèment le film.Ponctué par les envolées lyriques de la musique de Claudio Simonetti (Goblins), photographié par Ronnie Taylor (Gandhi) et scénarisé par Franco Ferini (Il était une fois en Amérique), Opéra est une œuvre maudite et puissante, maltraitée par ses producteurs, qu’il est enfin possible de découvrir au cinéma en version intégrale restaurée, validée par le Maestro. »